Réunions Brunch Pro Resowest

Publié le 19 octobre 2012 par Baptiste LECLERCQ

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Brunch Pro Résowest – 1ère édition

BPR du 18 octobre 2012 – Trésorerie et CAF

La première édition des Brunchs Pros Résowest (BPR) s’est tenue ce jeudi 18 octobre 2012 au Garden Tennis de Rennes, et de l’avis de tous, c’est un format de réunion qui plaît !

Pour rappel, les BPR sont un format de réunion complémentaires aux réunions du 1er mardi du mois, qui se déroulent le soir et se prolongent autour d’un repas au restaurant. Les BPR proposent de se réunir le midi (3ème jeudi de chaque mois), dès 11H30. Pendant un peu plus d’une heure les participants échangent sur un thème défini – ici : la préservation de la trésorerie d’entreprise et la Capacité d’Auto-Financement.

C’est l’occasion de confronter les questions et les avis de chacun sur ce sujet, et de solliciter l’expertise de spécialistes du secteur.

Plusieurs professionnels des questions de financement d’entreprise ont répondu présent, tels Jean Olivier Bessodes du groupe financier BarclaysGrégory BESNARD du cabinet d’expertise comptable BLV ou encore Maître Dominique de Frémond du cabinet d’avocat Rennais PAGÈS BRIAND de FREMOND et HUBERT. Pierre Henri COTTENCEAU, du cabinet de gestion de patrimoine AVENIR FINANCE était également présent pour compléter sur la question des relations entre patrimoine professionnel et personnel, souvent très lié pour les Travailleurs Non Salariés (TNS).

Quelques clichés de ce premier BPR Résowest au Garden Tennis de Rennes.

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Ci-dessous, quelques extraits des conversations qui se sont tenues :

 Anne Sevignon : A partir de quel montant on peut lancer un contentieux de règlement de créance ?

Dominique De Frémont : Dès 2000€ ça vaut la peine, même si les frais de procédure peuvent être a assumer par le débiteur.

Maxime Charlès : Il parait qu’on a la capacité nous-même de solliciter le tribunal de commerce.

Dominique De Frémont : Oui, pour des entreprises qui le font régulièrement, et un dossier très clean, ça peut se faire via une requête par voie d’huissier. La première ou la deuxième fois, il vaut peut-être mieux passer par un avocat. Les grosses entreprises sont plus à l’aise pour

Quand on passe par un avocat pour une petite créance, on peut demander au tribunal de faire assumer au débiteur des frais supplémentaires pour prendre en charge la dépense engendrée.

Maxime Charlès : Globalement qu’est ce qui intéresse un banquier sur le bilan ?

Barclays – Jean-Olivier BESSODES : Nous ce qui nous intéresse quand on regarde un bilan, c’est avant tout la trésorerie et les postes réserve. Nature des actifs (s’il y a un immeuble), trésorerie, postes courants. Notre vision c’est d’avoir une vision globale du chef d’entreprise. On ne réagit pas comme une banque de réseau classique, car on attache une importance particulière à la vision patrimoniale du chef d’entreprise.

Certains démarrent leur activité avec l’immeuble inscrit au Bilan, sauf que cet immeuble, à l’IS, quand pour certaines raisons vous devez vous en déposséder, une plus-value à l’IS, ça fait super mal. Il existe des techniques qui permettent d’anticiper la sortie de l’immeuble pour que l’usufruit s’amortisse sur 10, 12, 15 ans, sans fraude fiscale. C’est une logique interprofessionnelle, pour qu’il y ait une cohérence patrimoniale relative à notre cœur de métier, et on s’entoure de professionnels du secteur (Notaires, Avocats, Experts Comptables).

Le jeu en vaut la chandelle à partir de 50 000€.

Baptiste Leclercq  : Comment préserver sa trésorerie (au quotidien, et pour son exploitation) ?

La location est un mal nécessaire. Avec les taux qui sont pratiqués actuellement, c’est une évidence de partir sur de l’emprunt plutôt que de l’investissement.

Les outils (plan de trésorerie, tableau de bord) sont élémentaires et permettent de piloter son entreprise de façon professionnelle. Ensuite comment travailler son BFR (les stocks, les créances clients et en face les dettes fournisseurs).

Outils Créances client : Procédure de relance en interne, avoir un échéancier de ses relances clients.

Le stock : ça coûte cher, donc ne pas stocker beaucoup, dans la mesure du possible. Mais acheter du volume c’est aussi bénéficier de prix. Mais le stock coûte cher : diminuer son stock, c’est optimiser sa trésorerie.

Dettes fournisseurs : La LME (Loi de Modernisation de l’Economie) qui a mis des délais de paiement (60 jours facture ou 45 jours fin de mois).

Les intérêts de retard – c’est au moins une fois et demie le taux d’intérêt légal de 2%. Rien ne vous empêche de mettre sur n’importe quel contrat que les taux d’intérêts de retard sont de 10%. Et vous pouvez vous en servir comme axe de négociation et choisir de es faire courir seulement plusieurs mois après l’échéance.  Mais c’est un bon outil. Ca peut aussi justifier plus facilement l’intérêt d’aller en procédure.


A propos de l'auteur

Baptiste LECLERCQ

membre du bureau de l'association Résowest et Service Manager chez Provectio.



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